Oulan-Bator étouffe

L’UNICEF alerte sur la pollution de l’air en Mongolie
La pollution atmosphérique est devenue un grave problème de santé en Mongolie, alerte l’UNICEF, qui rappelle que les enfants sont particulièrement vulnérable à ce fléau.

Le smog dans la capitale de la Mongolie, Ulaanbaatar, est un réel problème de santé publique, notamment pour les enfants, les coûts de traitement étant susceptibles de faire peser une pression financière importante sur un pays déjà sous pression, d’après ce qu’a indiqué l’UNICEF.

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Le revenu des ménages en augmentation

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Ikh Delguur à Oulan Bator

Selon l’Office National des Statistiques (NSO), le revenu mensuel moyen par foyer a augmenter de 52 000 MNT par rapport à 2016 pour s’établir à 926 400 MNT.

L’augmentation moyenne par salaire est de 23 300 MNT (soit 4.8% par mois) de même que la consommation à 23 900 MNT soit 14.9% ont été les principaux facteurs d’augmentation.

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Carnet de voyage : Grandeur de la Mongolie

De toutes les somptueuses images que le voyageur retient d’un périple en Mongolie, il en est une qui symbolise mieux que d’autres ce pays. Des chevaux galopent, crinières au vent, sur la crête d’une colline en direction de leur enclos. Ils rentrent seuls au bercail, traversant librement la steppe, avec une prédilection très photogénique pour les cimes. Ici les barbelés n’ont pas cours. Parfois un cavalier les suit au loin, mais le plus souvent ils rentrent spontanément, libres et confiants, vers ces hommes qui savent leur murmurer des mots doux et les protéger des loups pour la nuit.

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« Let It Be » : Des Mongols protestent contre la destruction au bulldozer du monument des Beatles

ULAANBAATAR (Reuters) – Une statue des Beatles dans la capitale mongole d’Ulaanbaatar pourrait être en danger au milieu d’un prétendu attrait foncier, disent les manifestants, alors que le développement rapide tourne une ville autrefois célèbre pour ses grands espaces en une métropole encombrée.

Les résidents protestent contre les plans visant à construire des propriétés commerciales dans une zone connue sous le nom de place des Beatles, où un monument en bronze en bas-relief des «Fab Four» commémore la transition vers la démocratie du satellite de l’ex-soviétique en 1990.

« Pendant longtemps, il y avait des rumeurs de construction sur le terrain, mais personne ne voulait le croire », a déclaré Tsoggerel Uyanga, une community manager et associée principale du groupe de recherche MAD Investment Solutions.

Le monument, érigé en 2008 avec des dons de politiciens, d’hommes d’affaires et d’artistes, marque le site où les Mongols se réunissaient pour parler de la musique pop occidentale, interdite, et est rapidement devenu une attraction touristique excentrique.

La musique des Beatles, Abba et d’autres groupes pop occidentaux ont aidé à lancer la «révolution communiste du rock and roll» qui a inspiré une génération à se battre pour la démocratie mongole il y a trente ans.

Les protestations ont commencé après l’annonce du 2 août, selon laquelle les travaux de construction commenceront, les résidents appelant le projet à un «atterrissage» et exprimant des craintes que la statue des Beatles puisse être déplacée ou même démolie.

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Les autorités ont défendu le développement dans le cadre d’un projet de «route sans voiture» pour construire un complexe commercial souterrain complet avec des jardins de rue.

Un avocat de l’Association Nationale de la Construction en Mongolie a déclaré qu’il n’était pas prévu d’enlever la statue des Beatles.

«En mettant en œuvre le projet, il existe de nombreux avantages, tels que l’augmentation des emplois et la réduction du trafic», a déclaré D. Uuganbayar, l’avocat.

L’association nationale, le gouvernement de la ville et un entrepreneur privé appelé « Buti » dirigent le projet.

Les embouteillages et la pollution ont augmenté dans la capitale, car sa population a doublé au cours des deux dernières décennies, avec des milliers d’éleveurs appauvris qui se sont installés dans des zones résidentielles improvisées.

La pression exercée sur l’infrastructure d’Ulaanbaatar a forcé la ville à repenser sa planification des espaces urbains et a suscité des critiques pour la vente de terrains publics à des acheteurs riches.

A woman passes by a statue of the Beatles in Mongolia's capital, Ulaanbaatar
Une femme passe à côté de la statue des Beatles à Ulaanbaatar, 9 août 2017 REUTERS/Terrence Edwards

Les investisseurs ont échoué dans le passé à respecter les promesses visant à protéger les espaces publics affectés par le développement, a déclaré Uyanga, en soulignant la zone de conservation de Bogd Khan où la Banque mondiale avait exprimé des inquiétudes au sujet du surdéveloppement.

« C’était un marché noir pour les autorités du cadastre pendant les premières années démocratiques », a déclaré Uyanga.

 

Article rédigé par David Stanway et Clarence Fernandez

Musique : Khusugtun – Jagaan Tsagaan Aduu (60 chevaux blanc)

Jagaan Tsagaan aduuni maan – 60 chevaux blancs
Alag n khaana baina akh nar min – Mes frères où sont passés leur rayure ?
Zurgaan khoshuu nutgiin maan – Nos 6 régions
Ard n khaan baina egch nar maan – Mes soeurs où sont passés les gens?
Nayan tsagaan aduuni maan – 80 chevaux blancs
Alang n khaana baina akh nar min – Mes frères où sont passés leur rayure ?
Naiman khoshuu nutgiin maan – Nos 8  régions
Ard n khaana baina egch nar min – Mes soeurs où sont passés les gens?

Sur les pistes de Mongolie

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Deux Tarnaises ont réalisé un rallye-raid automobile en Mongolie. Elles ont fini 5e de la course, en juin dernier. Elles nous racontent leur périple au cœur de l’Asie.

Deux amies, deux associées, mais surtout deux coéquipières. Delphine et Virginie forment le duo des «Saïgas» lors de rallyes-raids automobiles, dans le monde entier. Après le rallye Aïcha des gazelles et le raid Cap Fémina Aventure, dans le désert marocain, en 2008 et 2011 ; et après le trophée Roses des Andes sur les pistes argentines il y a deux ans, elles se sont donc lancées sur les dunes de la Mongolie, en mai dernier dans le Mongolie Aventura Cup. 3 500 kilomètres à travers le désert de Gobi et ses dunes géantes, avec un départ et une arrivée fixés à Oulan-Bator, la capitale.

Durant deux semaines, les deux aventurières ont concouru, dans des conditions difficiles, face à 27 autres équipages. «C’est le rallye féminin le plus dur du monde», confie Delphine Canoui, la pilote de la «Team 102». La course durait en effet toute la journée, de 6 heures à 19 heures (dans le meilleur des cas). «La notion de timing est très importante dans ce genre de course, qui demande en plus du pilotage, une grande précision au niveau de la navigation», avoue Virginie Roze. Mais tous leurs efforts ne les ont pas empêché de crever trois fois et de rester embourbées plusieurs heures dans des marécages.

Malgré toutes leurs péripéties, c’est le sourire aux lèvres que Delphine et Virginie racontent leur rallye. «C’est dur, mais c’est une chance», souffle Virginie Roze. «Malgré le stress et la fatigue nerveuse, malgré le manque de tous les besoins primaires, nous sommes comblées par le plaisir de cette aventure», admet Delphine Canoui. Jamais elles n’ont eu peur des difficultés, ni de se perdre dans l’immensité du désert. «Il nous est quand même arrivé de jardiner», rigole Delphine Canoui. Dans le jargon des rallyes, ce terme signifie se trouver à proximité d’un point, mais sans le trouver précisément. Pas étonnant dans le plus pays à la plus faible densité du monde, de ne rencontrer que quelques villages isolés et parfois éphémères, faits de yourtes des nomades.

Quoi qu’il en soit, Delphine et Virginie ont fini 5e de la course, mais elles garderont surtout un merveilleux souvenir de cette aventure, en attendant la prochaine…

«Un milieu très macho»

Participer à un rallye-raid automobile, c’est le défi que se sont lancé des femmes, avec la création du rallye Aïcha des gazelles, dans le Sahara marocain. Si au début, personne ne croyait en ces courses féminines, ces épreuves se sont imposées dans le milieu automobile, en gagnant, avec le temps, de la crédibilité. «C’est dans les gènes» pour Virginie Canoui, peu importe le sexe. Entre elles, les femmes font preuve d’une grande solidarité dans toute épreuve. «Et le confort psychologique n’en est que meilleur».

Le chiffre : 3500

kilomètres au cœur du désert. Les deux femmes ont traversé la Mongolie, dans un décor fait de dunes et de moyenne montagne.