Sur les pistes de Mongolie

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Deux Tarnaises ont réalisé un rallye-raid automobile en Mongolie. Elles ont fini 5e de la course, en juin dernier. Elles nous racontent leur périple au cœur de l’Asie.

Deux amies, deux associées, mais surtout deux coéquipières. Delphine et Virginie forment le duo des «Saïgas» lors de rallyes-raids automobiles, dans le monde entier. Après le rallye Aïcha des gazelles et le raid Cap Fémina Aventure, dans le désert marocain, en 2008 et 2011 ; et après le trophée Roses des Andes sur les pistes argentines il y a deux ans, elles se sont donc lancées sur les dunes de la Mongolie, en mai dernier dans le Mongolie Aventura Cup. 3 500 kilomètres à travers le désert de Gobi et ses dunes géantes, avec un départ et une arrivée fixés à Oulan-Bator, la capitale.

Durant deux semaines, les deux aventurières ont concouru, dans des conditions difficiles, face à 27 autres équipages. «C’est le rallye féminin le plus dur du monde», confie Delphine Canoui, la pilote de la «Team 102». La course durait en effet toute la journée, de 6 heures à 19 heures (dans le meilleur des cas). «La notion de timing est très importante dans ce genre de course, qui demande en plus du pilotage, une grande précision au niveau de la navigation», avoue Virginie Roze. Mais tous leurs efforts ne les ont pas empêché de crever trois fois et de rester embourbées plusieurs heures dans des marécages.

Malgré toutes leurs péripéties, c’est le sourire aux lèvres que Delphine et Virginie racontent leur rallye. «C’est dur, mais c’est une chance», souffle Virginie Roze. «Malgré le stress et la fatigue nerveuse, malgré le manque de tous les besoins primaires, nous sommes comblées par le plaisir de cette aventure», admet Delphine Canoui. Jamais elles n’ont eu peur des difficultés, ni de se perdre dans l’immensité du désert. «Il nous est quand même arrivé de jardiner», rigole Delphine Canoui. Dans le jargon des rallyes, ce terme signifie se trouver à proximité d’un point, mais sans le trouver précisément. Pas étonnant dans le plus pays à la plus faible densité du monde, de ne rencontrer que quelques villages isolés et parfois éphémères, faits de yourtes des nomades.

Quoi qu’il en soit, Delphine et Virginie ont fini 5e de la course, mais elles garderont surtout un merveilleux souvenir de cette aventure, en attendant la prochaine…

«Un milieu très macho»

Participer à un rallye-raid automobile, c’est le défi que se sont lancé des femmes, avec la création du rallye Aïcha des gazelles, dans le Sahara marocain. Si au début, personne ne croyait en ces courses féminines, ces épreuves se sont imposées dans le milieu automobile, en gagnant, avec le temps, de la crédibilité. «C’est dans les gènes» pour Virginie Canoui, peu importe le sexe. Entre elles, les femmes font preuve d’une grande solidarité dans toute épreuve. «Et le confort psychologique n’en est que meilleur».

Le chiffre : 3500

kilomètres au cœur du désert. Les deux femmes ont traversé la Mongolie, dans un décor fait de dunes et de moyenne montagne.

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