Oulan-Bator étouffe

L’UNICEF alerte sur la pollution de l’air en Mongolie
La pollution atmosphérique est devenue un grave problème de santé en Mongolie, alerte l’UNICEF, qui rappelle que les enfants sont particulièrement vulnérable à ce fléau.

Le smog dans la capitale de la Mongolie, Ulaanbaatar, est un réel problème de santé publique, notamment pour les enfants, les coûts de traitement étant susceptibles de faire peser une pression financière importante sur un pays déjà sous pression, d’après ce qu’a indiqué l’UNICEF.

Manifestation le 28 Janvier contre la pollution à Oulan-Bator
Photo : Sainbayar Davaabat (compte Twitter : @dsainbayar

Le gouvernement doit prendre des mesures urgentes pour limiter les problèmes de santé induits par le smog, d’après ce qu’ont déclaré l’UNICEF et le Centre National pour la Santé Publique de la Mongolie, ajoutant qu’un échec à agir pourrait faire augmenter de 30% les coûts de traitement d’ici 2025, représentant 2 millions de dollars par an dans la capitale.

« La pollution atmosphérique est devenue une crise sanitaire pour les enfants à Ulaanbaata, mettant en danger chaque enfant et femme enceinte » a déclaré le représentant d’UNICEF en Mongolie, Alex Heikens.

« Les risques comprennent les fausses couches, les naissances prématurées, un faible poids à la naissance, la pneumonie, la bronchite, l’asthme, un retard de développement cérébral et la mort » a-t-il ajouté.

Les taux de pollution à Ulaanbaatar sont devenus pire que dans des villes comme Pékin et New Delhi, d’après ce qu’ont indiqué l’UNICEF et l’agence pour la santé publique dans leur rapport publié jeudi.

Les concentrations de particules fines appelées PM2,5 ont été mesurées à 3320 microgrammes par mètre cube le 30 Janvier dans une station de mesure.

Les mesures moyennes de PM2,5 pour le mois de Janvier étaient de 206 microgrammes à Ulaanbaatar.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande une concentration moyenne annuelle de PM2,5 inférieures à 10 microgrammes. Les PM2,5 à Pékin ont atteint un niveau de 34 microgrammes en Janvier, soit 70,7% de moins qu’un an auparavant.

La Mongolie lutte contre la pollution dans sa capitale depuis des années, où la population a doublé en moins de vingt ans.

Le gouvernement a offert des subventions pour l’achat de poêles à bois ou à charbon plus efficients et économes ; et fournit aussi de l’électricité gratuite la nuit dans certains quartiers.

« La réduction des taux de pollution atmosphérique est la seule solution à long terme pour protéger la santé des enfants » a déclaré Alex Heikens.

« Par ailleurs, des milliers d’enfants continueront à souffrir à moins qu’une action urgente ne soit entreprise ».

 

L’UNICEF alerte sur la pollution de l’air en Mongolie  25/02/2018 09:20 (Par Sandra BESSON)

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